Le ministère de l’Énergie, de l’Eau et des Mines a tenu, le vendredi 30 janvier 2026 à Cotonou, la revue de son Plan de travail annuel (Pta) 2025, couplée au lancement officiel de l’exercice 2026. Une rencontre stratégique marquée par la reddition de comptes, l’évaluation des performances et la définition des priorités de la dernière année du Programme d’action du gouvernement (Pag 2021-2026).
Légende : Présidium
À l’heure du bilan et des projections, le ministère de l’Énergie, de l’Eau et des Mines a réuni, vendredi 30 janvier à Cotonou, ses cadres, responsables des structures sous tutelle et partenaires institutionnels. L’objectif : faire le point de l’exécution du Plan de travail annuel 2025 et poser les jalons de l’exercice 2026, dans un esprit de redevabilité et de performance, conformément aux principes de bonne gouvernance prônés par le gouvernement.
Ouvrant les travaux, la directrice de la Planification, de l’Administration et des Finances, Marcelle Madinde Oke, a rappelé la portée de cette rencontre. « Comme l’exige le principe de reddition de comptes, nous nous sommes réunis une fois encore pour rendre compte de la gestion des ressources allouées à notre ministère au titre de l’année 2025 », a-t-elle déclaré. Elle a souligné que l’année écoulée a été marquée par plusieurs perturbations dans la gouvernance, impactant le rythme de mise en œuvre de certains projets.
Malgré ces difficultés, la directrice a salué le leadership du ministre José Didier Tonato, dont le calme et la rigueur ont permis d’insuffler une nouvelle dynamique aux équipes. « Vous avez éveillé l’ardeur des cadres et agents du ministère à quelque niveau qu’ils soient », a-t-elle reconnu, tout en appelant à tirer les leçons de l’exercice 2025 pour corriger les insuffisances observées.
Parmi les principales faiblesses relevées figurent notamment les retards dans la transmission des rapports d’exécution par certaines structures sous tutelle, les lenteurs dans l’élaboration des conventions, ainsi que les contraintes liées au système de passation des marchés. « Lorsque nous savons que le budget du ministère est constitué à plus de 95 % de ressources en capital, nous devons anticiper », a insisté Marcelle Madinde Oke, exhortant les responsables à une planification plus rigoureuse, surtout dans la perspective de la dernière année du Pag.
Prenant la parole, le ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, José Didier Tonato, a tenu à souligner que cette séance allait bien au-delà d’une simple formalité administrative. « C’est pour nous l’occasion privilégiée d’examiner les performances affichées par les quatre programmes du portefeuille du ministère », a-t-il affirmé, évoquant à la fois les progrès réalisés et les efforts à intensifier.
Sur le plan énergétique, le Bénin dispose désormais d’une capacité propre de production électrique estimée à environ 170 mégawatts pour un besoin évalué à 312 mégawatts. « Environ cinq personnes sur dix ont aujourd’hui accès à l’énergie électrique, contre trois en 2016 », a précisé le ministre. Dans le secteur de l’eau potable, les avancées sont tout aussi significatives : huit personnes sur dix ont désormais accès à l’eau potable, contre quatre en 2016. En milieu urbain, le taux de couverture est passé de 42 % à 80 % entre 2016 et 2024.
Globalement, l’exécution du Pta 2025 affiche un taux de performance de 76 %, avec un taux d’ordonnancement de 74 %, en nette progression par rapport à 2024. « Malgré les turbulences et les perturbations, nous avons fait les trois quarts du chemin. C’est une performance positive », s’est réjoui José Didier Tonato, tout en reconnaissant que ces résultats demeurent en deçà des ambitions initiales.
S’agissant de l’exercice 2026, le ministre a indiqué que le budget alloué au ministère s’élève à 175,27 milliards de francs Cfa, contre 203,14 milliards en 2025, soit une baisse de 13,72 %. Une diminution qui, selon lui, ne saurait être interprétée comme une contre-performance. « Nous arrivons à la fin d’un Pag de cinq ans, avec des projets déjà exécutés. 2026 est une année d’aboutissement et de bilans », a-t-il expliqué.
Les priorités pour l’année à venir portent notamment sur la poursuite des projets de centrales solaires photovoltaïques, l’achèvement et le lancement de nouvelles infrastructures hydrauliques, l’accélération de l’exploration pétrolière à Sèmè, ainsi que la construction d’un laboratoire d’analyse des ressources minérales. En conclusion, José Didier Tonato a invité l’ensemble des cadres et agents du ministère à redoubler d’ardeur afin d’atteindre les objectifs globaux assignés au secteur.