Le Kenya fait face à une sécheresse prolongée qui s’intensifie et fragilise à la fois les écosystèmes et les moyens de subsistance des populations rurales. La raréfaction des pluies, directement liée aux dérèglements climatiques, entraîne une dégradation accélérée de l’environnement et met en péril les activités agro-pastorales dont dépendent des millions de personnes.
Légende : Sècheresse au Kenya
Depuis plusieurs mois, de vastes régions du Kenya subissent une baisse significative des précipitations, provoquant un stress hydrique généralisé. Les cours d’eau s’assèchent, les nappes phréatiques s’épuisent et les sols, privés d’humidité, perdent progressivement leur fertilité. Cette situation affecte directement les équilibres environnementaux, déjà fragilisés par la déforestation, la pression démographique et la surexploitation des ressources naturelles.
Les pâturages, essentiels à l’élevage, se dégradent rapidement sous l’effet conjugué de la sécheresse et du surpâturage. Dans les zones arides et semi-arides, la couverture végétale disparaît, favorisant l’érosion des sols et la désertification. La faune sauvage, tout comme le bétail, souffre du manque d’eau et de nourriture, entraînant une mortalité accrue des animaux et une perte alarmante de biodiversité.
Sur le plan humain, les conséquences environnementales se traduisent par une crise agro-pastorale majeure. Les récoltes sont compromises, les rendements agricoles chutent et les éleveurs assistent, impuissants, à la disparition de leur cheptel. Cette dégradation des écosystèmes aggrave l’insécurité alimentaire et pousse certaines communautés rurales à se déplacer à la recherche de ressources, accentuant les tensions sur les territoires et les ressources restantes.
Face à cette situation, les autorités kényanes, avec l’appui d’organisations humanitaires et environnementales, ont engagé des réponses d’urgence. Celles-ci incluent la distribution d’eau et d’aide alimentaire, le soutien au bétail et la promotion de pratiques agricoles plus résilientes. Toutefois, ces mesures restent insuffisantes face à l’ampleur des défis écologiques.
Cette crise rappelle avec acuité l’impact croissant du changement climatique en Afrique de l’Est. Les experts appellent à des investissements durables dans la gestion intégrée de l’eau, la restauration des écosystèmes et l’adaptation des systèmes agro-pastoraux. Sans une réponse environnementale structurée et à long terme, la sécheresse pourrait compromettre durablement la sécurité alimentaire, la biodiversité et la stabilité socio-économique du Kenya.