Réunie fin janvier sous l’impulsion de son président Serge EKUE, la BOAD a lancé à Lomé l’élaboration de « Djoliba, la suite 2026-2030 », son nouveau plan stratégique. L’institution de financement du développement de l’UEMOA veut renforcer son impact en associant actionnaires et secteur privé à la définition de ses priorités pour les cinq prochaines années.
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« Enrichir les analyses internes et confronter les orientations envisagées aux attentes concrètes des partenaires économiques de la région». C'est l'objectif qui a rassemblé les représentants des actionnaires ainsi que des acteurs majeurs du secteur privé, sous la conduite du président Serge EKUE. Un séminaire de concertation organisé à Lomé, siège de la Banque, a marqué une étape clé dans le processus de structuration des actions dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) pour les cinq années à venir.
Un dialogue élargi pour ajuster les priorités
Conçu sous la forme d’un atelier en groupe restreint, le séminaire a répondu à un impératif d’efficacité tout en s’inscrivant dans une logique d’ouverture. La BOAD a ainsi voulu intégrer, en amont, les contributions de ses principales parties prenantes afin de consolider une vision partagée du développement régional.
Les discussions ont porté sur les grands défis économiques auxquels font face les pays de l’UEMOA. Le financement des infrastructures demeure un axe central, dans un contexte où les besoins en routes, énergie, eau et équipements sociaux restent considérables. Le soutien au secteur privé, moteur de croissance et d’emplois, figure également parmi les priorités stratégiques.
La résilience climatique et la transition énergétique ont occupé une place de choix dans les échanges. Face à l’intensification des chocs climatiques et aux impératifs de décarbonation, la Banque ambitionne de renforcer ses interventions en faveur des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et de l’adaptation des économies aux changements climatiques. Le renforcement de l’intégration économique régionale complète cet agenda, en cohérence avec la vocation communautaire de l’institution.
Une feuille de route ambitieuse et opérationnelle
Pour structurer cette nouvelle phase, la BOAD s’appuie sur l’expertise du cabinet Boston Consulting Group (BCG). L’enjeu est d’aboutir à un plan stratégique à la fois ambitieux dans ses objectifs et pragmatique dans sa mise en œuvre. Les contributions recueillies lors du séminaire doivent permettre d’affiner les orientations, de hiérarchiser les priorités et d’optimiser l’allocation des ressources.
Au-delà d’un exercice classique de planification, la démarche se veut participative. Elle traduit la volonté de l’institution de renforcer la coordination avec ses partenaires institutionnels et le secteur privé, afin de maximiser l’impact de ses interventions au bénéfice des populations de l’UEMOA.
Avec « Djoliba, la suite 2026-2030 », la BOAD affiche ainsi son ambition d’accélérer la transformation structurelle des économies ouest-africaines. En consolidant son rôle d’acteur central du financement du développement régional, la Banque entend s’adapter aux mutations en cours et répondre, de manière concertée, aux défis économiques, sociaux et environnementaux des prochaines années.