À Kinshasa, l’ONG FACID a rassemblé plusieurs organisations féminines autour de la Journée Internationale de la Femme Africaine pour la Justice Climatique. Cette mobilisation vise à renforcer les stratégies communes pour faire entendre la voix des femmes face aux enjeux du changement climatique.
Légende : Photo de Famille
Dans la capitale de la République démocratique du Congo, la célébration de la Journée Internationale de la Femme Africaine pour la Justice Climatique a pris une dimension militante. À l’initiative de FACID, plusieurs organisations de la société civile environnementale se sont réunies pour définir une feuille de route commune en faveur de la justice climatique.
Placée sous le thème « Saluons nos luttes, notre engagement, exigeons justice, réparation, actions, reconnaissance des droits de la femme africaine pour la justice climatique », la rencontre a bénéficié du soutien de partenaires tels que WOMIN, le ministère congolais de l’Environnement, ainsi que la Coalition des femmes leaders pour l’environnement et le développement durable (CFLEDD). L’objectif était clair : structurer les actions et renforcer les synergies pour une réponse plus efficace face aux impacts du dérèglement climatique.
Au cœur des échanges, un constat partagé : les femmes figurent parmi les premières victimes du changement climatique, mais elles en sont également des actrices clés. Sécheresse, déforestation, pollution de l’eau, de l’air et des sols affectent directement leurs conditions de vie, notamment dans les communautés rurales. Face à ces défis, les participantes ont insisté sur la nécessité d’inscrire les actions climatiques dans les réformes liées à la gestion de l’eau, du foncier et des ressources forestières.
La rencontre a également mis en avant le rôle de la solidarité, y compris avec les hommes engagés dans une dynamique de « masculinité positive ». Tous reconnaissent que la lutte contre le changement climatique est collective et nécessite une mobilisation à tous les niveaux de la société.
L’héritage de figures emblématiques comme Wangari Maathai, prix Nobel de la paix et pionnière du reboisement en Afrique, a été évoqué pour inspirer les nouvelles générations. Son engagement en faveur de la plantation d’arbres et de la préservation de la biodiversité reste un modèle pour les femmes africaines engagées dans cette lutte.
Au terme des travaux, les organisations ont acté la mise en place d’une dynamique commune à travers une assemblée constituante des femmes africaines pour la justice climatique. Cette plateforme vise à porter des actions concrètes, à influencer les politiques publiques et à promouvoir des solutions durables au bénéfice des communautés.
Si la journée du 15 avril s’est achevée, la mobilisation, elle, se poursuit. À Kinshasa, les femmes engagées dans la lutte climatique entendent maintenir la pression pour obtenir reconnaissance, équité et justice, convaincues que leur rôle est essentiel dans la construction d’un avenir résilient face aux défis environnementaux.