Les 22 et 23 avril, à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), étudiants, enseignants et autorités ont pris part à la deuxième édition du Forum Universitaire du Cadre de Vie (FUCV). Une initiative qui a mis l’accent sur la prise de conscience et l’engagement collectif pour un environnement universitaire sain.
Légende : Photo de Famille
« Conscience et action environnementale : transformer durablement le cadre de vie universitaire ». C’est autour de ce thème que s’est ouverte, ce 22 avril à l’Université d’Abomey-Calavi, la deuxième édition du Forum Universitaire du Cadre de Vie (FUCV). Un rendez-vous qui, au-delà des échanges, se veut un véritable appel à l’action. « Aujourd’hui, il ne s’agit plus simplement de constater, mais plutôt d’agir. Agir ensemble et agir maintenant », a lancé d’entrée le chef projet, Latif OLOUDE.
Prenant la parole pour l’ouverture officielle, il a mis en lumière les ambitions de cette initiative. « Ce forum se veut un espace d’échange, de réflexion, mais surtout d’engagement collectif pour bâtir un environnement universitaire plus sain, plus responsable et durable », a-t-il déclaré. Dans cette perspective, il a précisé les objectifs poursuivis : « former les acteurs universitaires à l’innovation environnementale, faire émerger des solutions durables pour le cadre de vie à l’UAC et créer un cadre d’échange dynamique pour innover ensemble ».
À sa suite, le représentant du directeur départemental du cadre de vie et des transports de l’Atlantique, Valère Hounkpatin, a insisté sur l’urgence d’un changement de mentalité. « Chacun doit essayer de se donner la culture environnementale », a-t-il affirmé, soulignant que la question environnementale dépasse les responsabilités individuelles pour devenir un enjeu collectif. Pour illustrer son propos, il a raconté une anecdote vécue : « Si tu ne peux pas le faire dans ton pays, pourquoi le faire dans un autre pays ? », une interrogation tirée de l’histoire d’un couple allemand, utilisée pour dénoncer les comportements inciviques.
Poursuivant son intervention, Valère Hounkpatin a également évoqué l’approche des autorités en matière de gouvernance environnementale. « Le ministre nous a dit de continuer de sensibiliser », a-t-il rapporté, expliquant que la répression ne peut être efficace sans un niveau élevé de conscience citoyenne. Il a, par ailleurs, salué les initiatives étudiantes : « Ces organisations sont en train d’accompagner le gouvernement dans sa politique d’amélioration du cadre de vie », reconnaissant leur rôle essentiel dans la transformation des pratiques.
Dans une logique d’encouragement, il a annoncé des perspectives concrètes de collaboration. « Je vais discuter avec le directeur pour que cette attestation soit faite », a-t-il promis, en référence à une proposition visant à récompenser les organisations universitaires engagées. Une manière, selon lui, de valoriser les efforts et de renforcer la dynamique collective. Après la cérémonie de lancement, un éco-procès fictif a été présenté pour illustrer les enjeux environnementaux. Plusieurs autres activités sont prévues durant ces deux jours notamment des panels et des conférences.
Ainsi, à travers ces différentes prises de parole, le forum s’affirme comme un espace de mobilisation où chaque acteur est interpellé. En mettant l’accent sur la responsabilité partagée et l’action immédiate, le FUCV entend impulser une transformation durable du cadre de vie universitaire, avec des engagements qui devraient se poursuivre bien au-delà des 23 avril, date de clôture de cette édition.