Au lendemain de la Journée mondiale de l’environnement, célébrée chaque 5 juin, le Chapitre Laudato Si’ Bénin et l’ONG SOS Biodiversity, en partenariat avec la Société de Gestion des Déchets et de la Salubrité (SGDS SA) et l’École Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC), ont organisé une journée de sensibilisation et de salubrité autour du thème : « Impact d’un environnement sain sur le bien-être et la durabilité des infrastructures ». L’activité, tenue le samedi 6 juin 2026 à l’Université d’Abomey-Calavi, a rassemblé étudiants, Enseignants-Chercheurs, responsables associatifs et acteurs de la gestion environnementale. Elle vise à encourager l’adoption de comportements écoresponsables et à promouvoir un cadre de vie et d’apprentissage propre, sain et durable.
Légende : @DSG média
Instituée par l’Organisation des Nations Unies en 1972 à la suite de la Conférence de Stockholm sur l’environnement humain, la Journée mondiale de l’environnement est célébrée chaque année le 5 juin afin de sensibiliser les populations aux enjeux environnementaux et de promouvoir des actions concrètes pour la protection de la planète.
Une activité citoyenne inscrite dans l’esprit de la Journée mondiale de l’environnement
C’est dans cette dynamique que le Chapitre Laudato Si’ Bénin, mouvement engagé dans la promotion de l’écologie intégrale inspirée de l’encyclique Laudato Si’ du Pape François, a choisi d’organiser cette activité à l’EPAC. Coordonnatrice du Chapitre Laudato Si’ Bénin et membre active de l’ONG SOS Biodiversity, Dr Marcelline GNAWE, Spécialiste en Botanique et Écologie végétale, a rappelé l’importance de la Journée mondiale de l’environnement comme cadre de sensibilisation à la préservation du milieu de vie. Selon elle, « l’environnement constitue notre cadre de vie quotidien ; lorsqu’il est sain, il favorise la santé humaine, mais lorsqu’il est dégradé, il met en péril aussi bien les populations que les animaux et les végétaux ». À travers cette initiative, l’objectif est d’ « amener les étudiants à prendre soin de leur cadre de vie, qui est également leur lieu d’étude », a-t-elle souligné.
Au-delà de la sensibilisation, la rencontre a été marquée par une opération de salubrité menée avec l’appui de la SGDS afin de donner une dimension pratique aux messages portés lors des échanges.
Un environnement sain, facteur de bien-être et de durabilité
La communication principale a été animée par Dr Arlette ADJATIN épouse BOSSA, Maître de Conférences et Enseignante-Chercheure à l’École Nationale Supérieure des Biosciences et Biotechnologies Appliquées (ENSBBA) de Dassa-Zoumé, spécialisée en Ressources phytogénétiques et Amélioration des plantes.
Dans son intervention, elle a mentionné que la préservation de l’environnement ne saurait être dissociée de la conservation de la biodiversité. Illustrant son propos par une expérience de recherche, elle a déploré la disparition locale de certaines espèces végétales sous l’effet de l’urbanisation croissante, rappelant ainsi la nécessité de concilier développement des infrastructures et protection des ressources naturelles.
L’Experte a défini un environnement sain comme un cadre de vie propre, caractérisé notamment par une bonne qualité de l’air, de l’eau et des sols, une gestion efficace des déchets, un assainissement adéquat ainsi que la présence d’espaces verts et de biodiversité.
Selon elle, les bénéfices d’un tel environnement sont multiples. Sur le plan sanitaire, il réduit les risques de maladies infectieuses et respiratoires tout en favorisant le bien-être physique et mental. Les espaces verts, a-t-elle expliqué, contribuent à diminuer le stress, l’anxiété et la fatigue mentale, tout en renforçant la qualité de vie des populations.
La communication a également mis en évidence les liens étroits entre environnement sain et durabilité des infrastructures. Une mauvaise gestion des déchets et des eaux usées favorise l’humidité, la corrosion des matériaux, l’obstruction des caniveaux et la dégradation prématurée des routes et bâtiments. À l’inverse, un environnement bien entretenu permet de prolonger la durée de vie des infrastructures, de réduire les coûts de maintenance et d’améliorer la sécurité des usagers.
Abordant les défis climatiques actuels, Dr ADJATIN a insisté sur le rôle des arbres et des espaces verts dans la régulation des températures, l’absorption du carbone et la réduction des risques liés aux inondations. Elle a enfin appelé les étudiants à devenir des acteurs du développement durable à travers des gestes simples tels que le tri des déchets, l’économie de l’eau et de l’énergie ou encore la participation aux activités de salubrité.
Des partenaires engagés et des étudiants prêts à agir
La rencontre a également permis de mettre en lumière les actions du Chapitre Laudato Si’ Bénin. Coordonnatrice Adjointe de l’organisation, Dr KOURA Kourouma épouse LINSOUSSI, Maître de Conférences des Universités en Foresterie, Enseignante-Chercheure à la Faculté des Sciences Agronomiques (FSA) de l’UAC, Département Aménagement et Gestion de l’Environnement a présenté la vision du mouvement.
Elle a rappelé que Laudato Si’ est aujourd’hui un mouvement ouvert à tous, sans distinction religieuse, œuvrant pour la sauvegarde de « notre maison commune ». Selon elle, la protection de l’environnement constitue une responsabilité collective qui transcende les appartenances confessionnelles et sociales.
La Responsable a insisté sur l’importance des écogestes du quotidien, notamment la réduction des déchets à la source, le recyclage et le respect des espaces publics. Pour elle, les changements durables commencent par de petites actions individuelles capables de produire des effets significatifs à l’échelle collective.
Aux côtés du Chapitre Laudato Si’ Bénin, l’ONG SOS Biodiversity poursuit également ses efforts en faveur de la conservation de la biodiversité et de l’éducation environnementale. La SGDS SA, partenaire technique de l’événement, a quant à elle contribué à l’opération de salubrité organisée sur le campus.
Majoritairement composés d’étudiants de l’EPAC, les participants ont salué l’initiative et exprimé leur volonté de devenir de véritables ambassadeurs de la protection de l’environnement. Plusieurs d’entre eux se sont engagés à adopter et promouvoir des pratiques écologiques au sein de leur cadre d’études et dans leur vie quotidienne.
À travers cette activité, les organisateurs ont démontré que la préservation de l’environnement ne relève pas uniquement des institutions publiques ou des spécialistes. Elle repose avant tout sur l’engagement citoyen de chacun pour construire un cadre de vie plus sain, plus résilient et durable pour les générations présentes et futures.