JOURNEE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION : Restaurer les terres pour préserver l’avenir du Bénin

Chaque 17 juin, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse. L’édition 2026, placée sous le thème « Restaurer les terres. Préserver notre avenir », rappelle l’urgence d’agir face à un phénomène qui menace directement la sécurité alimentaire, les ressources naturelles et le développement durable de nombreux pays, dont le Bénin.

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Souvent associée aux régions arides, la désertification ne se limite pourtant pas à l’avancée du désert. Elle désigne plus largement la dégradation des terres sous l’effet combiné des activités humaines et des changements climatiques. Au Bénin, ce processus se manifeste par l’appauvrissement progressif des sols, la diminution de leur fertilité, l’érosion et la perte du couvert végétal. L’une des principales causes de cette situation demeure la déforestation. Malgré les efforts engagés ces dernières années, le bois de chauffe et le charbon de bois restent les principales sources d’énergie domestique pour une grande partie de la population. Cette forte dépendance au bois-énergie exerce une pression considérable sur les ressources forestières et accélère la disparition des arbres.

Or, les arbres jouent un rôle essentiel dans l’équilibre des écosystèmes. Ils protègent les sols contre l’érosion, favorisent l’infiltration de l’eau, maintiennent l’humidité des terres et contribuent à la régulation du climat local. Leur disparition fragilise davantage les terres agricoles et réduit leur capacité à résister aux épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents. Les conséquences sont déjà perceptibles dans plusieurs régions du pays. Les producteurs agricoles font face à une baisse de rendement liée à la dégradation des sols, tandis que les communautés rurales sont confrontées à une raréfaction des ressources naturelles. Cette situation constitue une menace directe pour la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance de milliers de ménages.

Face à ces défis, les solutions existent et doivent être renforcées. L’adoption de foyers améliorés à haute efficacité énergétique permet de réduire significativement la consommation de bois. De même, la promotion du charbon écologique produit à partir de déchets agricoles offre une alternative durable capable de limiter la pression sur les forêts.

Le reboisement et la restauration des terres dégradées constituent également des leviers essentiels. Cependant, ces actions ne peuvent produire des résultats durables sans une implication active des populations, des collectivités locales, du secteur privé et des organisations de la société civile.

L’agroécologie apparaît aujourd’hui comme l’une des réponses les plus prometteuses. En favorisant des pratiques agricoles respectueuses des sols et de la biodiversité, elle contribue à restaurer la fertilité des terres tout en améliorant la résilience des exploitations face aux changements climatiques.

À l’heure où les effets du réchauffement climatique se font de plus en plus sentir, la lutte contre la désertification doit être considérée comme une priorité nationale. Restaurer les terres ne consiste pas seulement à protéger l’environnement ; c’est aussi investir dans l’avenir, renforcer la sécurité alimentaire, préserver les ressources en eau et garantir un développement durable aux générations futures.

La Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse rappelle ainsi que la préservation des terres est une responsabilité collective. Chaque arbre protégé, chaque hectare restauré et chaque pratique durable adoptée représentent un pas supplémentaire vers un Bénin plus vert, plus résilient et plus prospère.


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