Du 30 septembre au 29 octobre 2026, la pêche sera suspendue sur plusieurs plans d’eau du Bénin, dont le lac Ahémé et la lagune côtière. À travers cette mesure de repos biologique, le gouvernement entend favoriser la reconstitution des ressources halieutiques et contribuer à la restauration des écosystèmes aquatiques.
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Une pause d’un mois pour permettre aux ressources aquatiques de se renouveler. C’est l’objectif de la mesure prise par le ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. Dans une note de service signée le 26 août 2026 par la Secrétaire générale du ministère, Madeleine Lafia Mora, les autorités annoncent la suspension temporaire des activités de pêche sur plusieurs plans d’eau du pays.
Cette interdiction prendra effet le mercredi 30 septembre et prendra fin le jeudi 29 octobre 2026. Pendant cette période, les activités halieutiques seront suspendues dans les zones concernées afin de laisser aux espèces aquatiques des conditions favorables à leur reproduction et à leur développement.
Plusieurs plans d’eau concernés
Le dispositif concerne notamment le lac Ahémé et la lagune côtière, deux espaces importants pour la pêche continentale au Bénin. S’y ajoutent les plans d’eau de Toho, Wozo, Drè, Loké, Togbadji, Djêtoè et Dokoun.
Le choix de ces différents sites intervient dans un contexte marqué par la pression croissante exercée sur les ressources halieutiques et la dégradation progressive des milieux aquatiques. La multiplication des activités humaines, associée à la diminution des stocks de poissons, constitue en effet une menace pour la pérennité de la pêche et les moyens de subsistance des communautés riveraines.
Un repos biologique pour préserver les ressources
Au-delà de l’interdiction temporaire, le repos biologique constitue un outil de gestion durable des ressources naturelles. En limitant la pression de pêche pendant une période déterminée, les autorités cherchent à offrir aux espèces aquatiques un espace et un temps nécessaires à leur reproduction.
L’enjeu est donc double : préserver la biodiversité aquatique tout en garantissant, à plus long terme, la disponibilité des ressources dont dépendent de nombreuses familles de pêcheurs.
Cette période de suspension impose toutefois une forte implication des acteurs concernés, notamment des communautés riveraines, afin d'éviter les activités de pêche clandestines susceptibles de compromettre les objectifs de la mesure.
Un contrôle renforcé annoncé
Pour assurer le respect de cette trêve, un dispositif de surveillance sera déployé sur les différents plans d’eau concernés. Le contrôle mobilisera les cadres et inspecteurs de l’administration en charge de la pêche, mais également les Forces de défense et de sécurité (FDS).
Des organisations non gouvernementales engagées dans la protection de l’environnement participeront également au dispositif.
À travers cette mobilisation conjointe des services publics, des forces de sécurité et des acteurs de la société civile, les autorités affichent leur volonté de faire respecter effectivement l’interdiction.
Pendant trente jours, le lac Ahémé et les autres plans d’eau concernés devront ainsi connaître une période de répit. Une trêve présentée comme nécessaire pour préserver les ressources halieutiques aujourd’hui, mais surtout pour éviter que leur raréfaction ne compromette davantage l’avenir de la pêche au Bénin.